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« On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux »
« Savez-vous que beaucoup de papillons disparaissent et qu'une inquiétude s'installe dans les milieux scientifiques ? Pour l'instant, dans mon jardin ils batifolent nombreux à chaque rayon de soleil. »
A chacun sa vérité ! Celle de Rosemonde Dargentolle est celle de l'amoureuse.
Rosemonde nous convie et nous invite là, à cet endroit précis, où tout est possible, le vrai et le faux, la nature et la contre-nature, dans son jardin extraordinaire où se frôlent l'éphémère et la permanence, le fragile et le solide, l'infiniment petit et l'infiniment grand, le dit et le non-dit, l'abstrait et le concret, l'ouvert et le fermé, le clos et l'éclos ; le dedans et le dehors, la liberté et la détention, le tout et le rien, soi et les autres, la vie et la mort...
Car tout ne tient qu'à un fil.
On ne pénètre pas l'univers de Rosemonde sans métamorphoses : on perd quelques centimètres, on perd quelques années, on perd quelque arrogance, on perd quelques certitudes, on gagne en légèreté, on gagne en sagesse, on gagne un voyage : l'émerveillement pour qui comme l'enfant sait jouer avec le conditionnel.
Si tu ne souffles pas, rien ne se passe, si tu souffles trop fort jusqu'à la tempête tout disparaît, si tu souffles au rythme des battements de ton cœur, tout apparaît.
« On ne connait que les choses qu'on apprivoise », disait le renard au Petit Prince (1)
Rosemonde est une collectionneuse de petits bouts de fils, de verre, de perles, de lacets, de papiers, de coton, de percale, de doré, d'argenté, de petits bouts de riens qu'elle capture et apprivoise à sa manière, pour nous redonner la valeur de chaque chose, un peu comme le faisaient nos aïeux quand ils conservaient et s'excusaient de leurs gestes anachroniques en disant : « au cas où..., on ne sait jamais..., cela peut servir... ».
L'utilitaire n'est pas ce que recherche Rosemonde, elle prête une vie aux choses car elle partage aussi le même secret que le renard quand il dit au Petit Prince avant de le quitter :
« On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux ». (1)
L'exceptionnel n'est pas non plus ce que recherche Rosemonde, mais en donnant vie à l'ordinaire, elle fait une œuvre exceptionnelle, interpelle et s'inscrit dans une démarche contemporaine qui fait de l'artiste et du spectateur un couple convié pour un temps, dans un huis clos, à une cérémonie sacrificielle.
Qui aurait parié toucher à l'essentiel en sacrifiant des « mis-au-rebut » pour un immense rébus, où chacun (re)découvre qu'on n'est peut-être jamais plus libre qu'enfermé, qu'être responsable, c'est connaître ses limites, ses droits et devoirs, ses pouvoirs et ses interdits, que la liberté de chacun s'arrête où celle de l' autre commence, que toute vie est dépendante de celle des autres et que si un fil de l'édifice vient à casser, c'est tout l'ensemble qui devient malade.
Qui aurait parié surprendre un tel vol de papillons dans l'espace clos d'une exposition, sinon un visiteur passé sous le charme d'une magicienne, Rosemonde Dargentolle.
Annick Debien
Commissaire d'expositions
Château de Saint-Auvent-87310-Saint-Auvent
(1)Le Petit Prince d'Antoine de Saint-Exupéry
Florent Contin Roux exposait recemment, à la librairie-galerie Passe-temps, Avenue de la paix, à Eymoutiers. Librairie
qu'anime Guy Valente. L'homme n'est pas seulement bibliophile mais grand amateur de peinture. Nous l'avons connu en d'autres temps aux Arts déco de Limoges ou il avait suivi le peintre,
aujourd'hui mondialement reconnu, Claude Viallat, au sortir de l'école de Nice.


Quel personnage attachant que ce Francis Cuny que la lumière d'Aubazine a retenu en Limousin. Découvrez son site en cliquant ici Lien vers le site de Francis Cuny . Un passionné authentique, ouvert. Il est de toutes les aventures, de tous les combats, de tous les symposiums, à Tancognaguet, comme au Canada. Bucheron, sculpteur, land-artistes, toutes ces définitions se confondent pour agglomérer une œuvre toute de fraicheur d'âme et de mouvement vers l'autre.
L'enfant (terrible) du pays, Damien Odoul, cinéaste, poète et plasticien etait de retour pour quelques heures
et donnait, dimanche une lecture-performance au Centre International d'Art et de Paysage de l'ile de Vassivière dans le cadre du cycle de conférences Ping Pang Pong.
Constamment inattendue, enracinée dans une nature où affleure sans cesse une luminescence poétique, l'œuvre de Damien Odoul déborde le cadre du cinéma pour s'inscrire aussi dans certaines tendances de l'art contemporain. Dans son œuvre et sa vie, art et combat s'entrelacent inlassablement, comme une mobilisation d'énergie, une déflagration entre deux masses corporelles, un mélange d'humeurs en forme de résistance à l'hygiénisme de la pensée.
Mais rien ne traduisait ce présent sans
issue et sans repos comme l'ancienne phrase qui revient intégralement sur elle-même, étant construite lettre par lettre comme un labyrinthe dont on ne peut sortir, de sorte qu'elle accorde si
parfaitement la forme et le contenu de la perdition : In girum imus nocte et consumimur
igni. Nous tournons en rond dans la nuit et sommes dévorés par le feu", déclarait en 1978 Guy
Debord en accompagnant les images d'In girum imus nocte et consumimur igni.
Film sur le tempo des avant-gardes, témoignage de la révolte, des amitiés et de la jeunesse, le dernier long-métrage de Guy Debord (1931-1994) marque le retour de son auteur sur une époque passée et encore à dépasser. L'auteur y offre aussi la possibilité d'une reprise - "à reprendre depuis le début" comme il est écrit dans le dernier sous-titre.
Distribuée sur les trois étages du Musée départemental d'art contemporain de Rochechouart, l'exposition "Nous tournons en rond dans la nuit..." construit un parcours qui n'obéit pas tant à une thématique qu'au souhait de prolonger une œuvre, de l'utiliser comme une trame diffuse, simultanément introduction et conclusion.
Les sentiments déployés dans le travail de Debord sont à la base d'un développement autour des affects produits par l'image du cercle de feu dans la nuit : une vision qui naviguerait entre l'oubli comme "passion dominante" (Guy Debord) et l'œuvre pensée comme ruine, épaisseur du passé et d'un futur (Le temps en ruine, de Marc Augé). La rotation (Bruce Nauman, Zilvinas Kempinas), et la combustion (La Monte Young, Joe Scanlan) sont ici deux motifs récurrents. Ils sont à percevoir comme des allégories renvoyant à la perte (Steve McQueen), au retour (Ugo Rondinone), à l'explosion (Claude Lévêque), la résurgence (Maire et Chambaud) l'énergie (Berdaguer&Pejus) ou encore de l'épuisement (Barry Le Va). Certains de ces travaux sont joués sur un mode nocturne (Ian Hamilton Finlay, Douglas Gordon) mais tous évoquent les sentiments contrariés de la mélancolie et de la découverte.
Provenant de la collection du musée, empruntées à des collections publiques et privées, une vingtaine d'œuvres (dont le film de Debord, liste en annexe) sont présentées dans ce cadre ainsi qu'un projet spécifiquement réalisé pour le lieu par Mark Geffriaud.
Le site du Musée de Rochechouart link
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http://paulhenribarillier.spaces.live.com
Vous exposez : nous pouvons participer à la diffusion de vos invitations pour le vernissage .Deux fois par mois, la Circulation effectue un mailing de 1200 adresses ciblées (l'ancien fichier de la galerie Res Reï, réactualisé en permanence, recoupé avec des associations sœurs) ce mailing est tres souvent repris par Zik 19 ou reseau 19 qui eux diffusent à 3200. Nous envoyer par mail, visuel en jpg et texte en doc
Vous pouvez également participer à accroitre cette mailing-liste qui ne demande qu'a être mutualisée
Vous n'exposez pas : vous pouvez nous proposer des articles de fond, des visites d'atelier, de publier de petits documents photos , vidéo sur votre travail actuel, vos analyses
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Polo Barillier
L’association « L’ATELIER », installée depuis l’été 2009 dans un corps de bâtiment avec grand jardin et verger à proximité de la Mairie de Limoges, recherche des personnes aux talents variés (plasticiens, musiciens, écrivains, comédiens,…) pour animer en journée ponctuellement ou régulièrement des ateliers auprès de « gens de la rue », ou partager leur passion lors d’une soirée-rencontre.
Si cette aventure humaine vous intéresse, vous pouvez me contacter : Par téléphone : 06 99 15 51 45 . Par mail : association.atelier@gmail.com
Une rencontre est prévue le mardi 22 septembre à 18H00 à L’ATELIER, 2 rue Pierre Brossolette à Limoges. N’hésitez pas à vous y présenter. A très bientôt.
La permanente de l’ association, Stéphanie.
